Pour lire les billets dès leur publication, suivez Alliance Europa sur les réseaux sociaux : Twitter et Facebook.

Re-lectures

Quand l’économie était une science sociale

Note de lecture : Thomas Hoerber, Hayek vs. Keynes – A Battle of Ideas. Londres, Reaktion Books, 2017.

Y a-t-il eu, depuis le début de la crise économique et financière en 2008, un seul éditorial ou point-de-vue dans un titre de presse international qui ne faisait pas, d’une manière ou d’une autre, référence à Keynes, aux doctrines ou recettes keynésiennes ou au « Keynésianisme » tout court ? Y a-t-il eu une seule prise de position d’un économiste qui ne renvoyait pas à l’œuvre du grand économiste britannique, en l’indiquant comme manuel ou feuille de route à l’intention de leaders politiques en charge de traiter les banques en faillite, de doper une croissance molle, ou de réparer les imperfections de l’Union monétaire européenne ? S’il y en a eu, j’ai dû les rater.

Migrations et mobilités

La Déclaration de Rome du 25 mars 2017 et la migration : des reculs inquiétants?

Par Yves Pascouau

Les dirigeants de 27 Etats membres et des institutions de l’Union européenne (EU) étaient réunis le 25 mars 2017 à Rome pour fêter les 60 ans de la construction européenne. Cet anniversaire s’est déroulé dans un contexte lourd où le Brexit, la métamorphose des équilibres mondiaux, les élections nationales perturbées par les formations politiques hostiles à l’UE et les divisons entre Etats sur la question de réfugiés formaient la toile de fond. Dans ces circonstances, la déclaration adoptée à l’issue de la réunion des dirigeants européens a avant tout cherché à afficher l’unité en rappelant qu’en dépit du départ d’un de ses membres l’UE est « une et indivisible ».

BreXing News !

L’Irlande du Nord, victime collatérale du Brexit?

Par Mary C. Murphy, University College Cork

Comme si les choses n’étaient pas déjà assez compliquées en Irlande-du-Nord, les événements récents ont encore ajouté au sentiment ambiant d’instabilité et d’incertitude. Tant les élections législatives de février que le déroulement du Brexit avec ses désaccords toujours plus flagrants entre le gouvernement britannique et l’Ecosse jettent plutôt de l’huile sur le feu.

Mails d'Europe

C’est quoi , être Néerlandais?

Par Matthijs van Wolferen

Depuis l’essor des Démocrates Chrétiens du « CDA » au début des années 2000, il n’y a plus d’élections aux Pays-Bas sans débat sur les « Normen en Waarden », les normes et valeurs néerlandaises. Jan-Peter Balkenende, premier ministre entre 2002 et 2010, est considéré comme le premier à expliquer des problèmes sociaux par des attitudes individualistes prônées (selon lui) par les gouvernements précédents. Comme souvent dans les rhétoriques électorales, cet individualisme prétendu n’a pas fait l’objet d’une définition précise, mais la réponse était en tout cas « le retour aux valeurs néerlandaises ». Depuis, la question sur les « normes et valeurs » est devenue incontournable dans chaque interview, chaque débat. Aujourd’hui, le leader actuel de ce même parti propose de faire chanter l’hymne national par les écoliers, la main sur le cœur.

Mails d'Europe

Élections aux Pays-Bas : pas de «printemps patriotique»

Par Afke Groen & Patrick Bijsmans

L’an dernier, beaucoup de prédictions ont été balayées par le vote britannique en faveur du Brexit et l’élection de Donald Trump aux États-Unis. L’économiste irlandais David McWilliams a baptisé 2016 «l’année de l’outsider». Cette année, on nous prédit la même chose, avec des élections importantes à travers l’Europe. Beaucoup considèrent les élections aux Pays-Bas, ce mercredi, comme « le premier test grandeur nature » de ce qui adviendra. Et le leader populiste Geert Wilders a d’ores et déjà annoncé un « printemps patriotique » qui augmentera encore la pression sur une Union européenne ébranlée;

Mails d'Europe

Qu’est-il arrivé à la Gauche néerlandaise?

Par Matthijs van Wolferen.

A travers le monde occidental, le pronostic vital de « La Gauche » semble engagé. Rassurez-vous : dans les Pays-Bas, il est encore trop tôt pour organiser les funérailles. Bien que nous soyons connus dans le monde pour notre attitude libérale et permissive envers la vie en société (ce qui n’est pas la même chose que d’être tolérant et relève davantage du marketing que de la réalité), les Pays-Bas n’ont jamais vraiment connu une révolution de gauche, silencieuse ou autre.