Les rebelles dans des relations internationales. Un problème diplomatique, juridique et moral dans l’Europe des XVI. et XVII. siècles

Fabrice Micallef, membre du CRHIA, développe ce projet de 2018 à 2021, avec le soutien d’Alliance Europa.

L’Europe de la première modernité est marquée par un phénomène politique récurrent, très répandu, mais qui n’a pas été étudié de manière transversale par les historiens : des acteurs en situation de rébellion politique ou religieuse dans leur pays ont tendance à rechercher le soutien de puissances étrangères. Parfois, ils cherchent refuge dans des États voisins, complotent depuis leur exil contre leur souverain jugé tyrannique, et tentent d’entraîner dans leurs projets la puissance qui les a accueillis. Dans de nombreux cas également, les rebelles, restés dans leur pays d’origine, envoient des agents vers des cours étrangères : il s’agit alors de supplier les princes voisins d’intervenir à leur secours, en envoyant de l’argent ou des troupes. Ces mobilisations, omniprésentes depuis les guerres d’Italie jusqu’à la période dite « absolutiste », propulsent les rebelles sur la scène internationale. Pour les gouvernants de l’époque, se pose alors la question de la légitimité qu’il y a à engager un dialogue avec ces rebelles étrangers, et celle des moyens à mettre en place pour encourager ou réprimer leurs démarches. Du côté des rebelles, se pose également la question des cadres culturels, juridiques et moraux qui justifient l’appel à des puissances étrangères.

En étudiant toutes ces pratiques de manière transversale et à une échelle européenne, on peut explorer un pan mal connu de l’ordre politique européen aux XVIe et XVIIe siècles, mettant en jeu la place des révoltes dans la construction des souverainetés, des identités, et dans la structuration des relations internationales.

Fabrice Micallef

Fabrice Micallef

Maître de conférences en histoire moderne, membre du laboratoire CRHIA de l'Université de Nantes.

Thématiques principales de recherche :

XVIe-XVIIe siècles, diplomatie, relations internationales, guerres de religion, révoltes, dissidences, idées et pratiques politiques

Fabrice Micallef développe le projet « Les rebelles dans des relations internationales . Un problème diplomatique, juridique et moral dans l’Europe des XVIe et XVIIe siècles « , soutenu par Alliance Europa.

Pour en savoir plus :

http://www.univ-nantes.fr/site-de-l-universite-de-nantes/fabrice-micallef–2098229.kjsp

https://univ-nantes.academia.edu/FabriceMicallef/CurriculumVitae

 

CRHIA

Centre de recherches en histoire internationale et atlantique, EA 1163 (UN)

Le Centre de Recherches en Histoire Internationale et Atlantique (EA 1163 – Universités de Nantes et La Rochelle) est l’un des grands centres de recherches historiques de l’Ouest, labellisé par le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche au titre du contrat quinquennal 2017-2021.
Ce laboratoire rassemble des chercheurs en histoire ancienne, histoire médiévale, histoire moderne, histoire contemporaine, lettres et langues. Soit au total 151 membres (48 enseignants-chercheurs titulaires, 9 professeurs émérites, 3 autres chercheurs, 4 post-doc, 80 doctorants et 7 personnels administratifs et techniques) et 90 chercheurs associés autour d’une thématique commune : « Du monde à l’Atlantique, de l’Atlantique au monde : modalités, espaces et acteurs des échanges internationaux de l’Antiquité à nos jours ».
https://www.crhia.fr/
http://www.crhia.fr/

Université de Nantes

L’université de Nantes propose des formations de la licence au master et des projets de recherche d’excellence sur le thème de l’Europe dans de très nombreuses disciplines des sciences humaines et sociales.

Elle porte l’institut d’études européennes et globales qui met en œuvre le programme Alliance Europa.

http://www.univ-nantes.fr